Applaudissons !

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Applaudissons, tant que c’est encore possible, tant que les menottes ne nous entravent pas… encore !

Sous prétexte de préserver notre sécurité, comme le chien de la fable*, nos libertés sont de moins en moins préservées.

 

Les français n’ont « même pas peur », mais ne font plus rien comme avant ; baisse d’environ 80% des réservations dans les salles de spectacle, centres commerciaux désertés etc.

Depuis plusieurs décennies, on nous rebat les oreilles avec notre sécurité : « pour votre sécurité, vous êtes filmés », pour votre sécurité vous êtes enregistrés », pour votre sécurité etc.

Comme si l’on avait voulu nous préparer au coût du tout sécuritaire.

 

Un des aspects essentiels de notre « sécurité » passe aussi et surtout par le bien être de notre planète ; et même si nous avions beaucoup de mal à croire en la bonne volonté de nos dirigeants, pour répondre à cet impératif, lors de la COP21, ceux-ci, au nom de notre sécurité, nous empêchent, à coup d’état d’urgence, de nous y manifester.

Or l’état, l’état d’urgence n’est-il pas la santé de notre monde ?

Car si nous devions nous terrer pour échapper au dérèglement climatique et ses conséquences, daesh et consort pourraient bien être le dernier de nos problèmes.

Certes, ces décérébrés de l’intégrisme pseudo religieux, font partie des urgences ; d’état ? Pour sûr ! Mais ne justifient pas la prolongation de cet état d’urgence plus que nécessaire.

Mais force est de constater qu’à force de nous parler de notre sécurité, comme Georges Orwell nous le montre si bien, nous saupoudrant la poudre magique de la démocratie totalitaire, menée par une oligarchie, auto-proclamée représentante du peuple, nous nous sentons de moins en moins à l’aise.

La psychose est telle, que certains acceptent même l’inacceptable : la fouille des sacs et même des vêtements, qui légalement incombe uniquement aux forces de l’ordre, dûment habilitées.

Du coup tous les recyclés dans les sociétés de gardiennage, se gaussent d’un pouvoir illégal sur le commun, avec sa complicité, et qui, hormis flatter leur vanité, n’apporte rien à notre sécurité.

Jean Jacques Rousseau nous dit :

“Quand un peuple ne défend plus ses libertés et ses droits,
il devient mûr pour l’esclavage.”

 

et notre Marseillaise en son couplet 6 :

« Amour sacré de la Patrie,
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie,
Combats avec tes défenseurs !
Combats avec tes défenseurs !
Sous nos drapeaux que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire ! »

 

Alors oui, je préfère être un loup crevant de faim, droit sur ses pattes et sans collier.

Car tout esclave sait que ledit collier laissera une marque profonde.

Pire encore, une empreinte qui marquera l’âme encore plus douloureusement que le fer rouge du maître.

Mais si l’esclave est complice, il devra en plus, vivre avec le poids de sa culpabilité.

Et si la route de l’enfer est pavée de bonnes intentions, quel monde sera donc laissé aux générations qui suivent ?

(Eric Iankovsky)

 

  • Le Loup et le Chien (Jean de la Fontaine)

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