Je te veux du bien !

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Les trois grandes religions monothéistes sont tellement persuadées que Dieu les a « missionnées », qu’elles sont dans le « vrai » absolu, qu’elles ne peuvent s’empêcher de vouloir aux autres leur bien.

Au fait, leur ou leur ?

Car si l’on parle de leur bien, on parle d’une société qui, plus elle aura de membres ou d’actionnaires, et plus elle sera riche.
Ceci en prêchant la pauvreté de préférence.

Mais si l’on parle de leur bien, on parle de missionnaires qui, non contents d’essaimer des maladies nouvelles, tuant au passage des centaines de milliers d’individus qui n’avaient rien demandés car ils leur semblait qu’il étaient déjà bien, prêchent la pauvreté à des gens qui ne sont déjà pas riches.

Riches ? Si, ils l’étaient mais pas riches comme nous ; alors il faut leur vouloir du bien.

Mais ce bien a un coût :

“Quand les blancs sont venus en Afrique, nous avions la terre et ils avaient la Bible.
Ils nous ont demandé de prier avec les yeux fermés ; quand nous avons ouvert les yeux,
les blancs avaient la terre et nous avions la Bible.”

Jomo Kenyatta (1894-1978)

Aujourd’hui tous ces gens a qui on a voulu du bien, son mal ; très mal !

Alors nous leur voulons encore plus de bien, car nous nous sentons mal, très mal.

Leur bien ? Ou notre bien ?

Ne serait-ce pas notre salut que nous recherchons ainsi ?

Sans intermédiaire ? Directement auprès de Dieu ?

Sans passer par l’étape qui consiste tout simplement à voir la faute et demander, sincèrement, pardon ?

(Eric Iankovsky)

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