“tu honoreras ton père et ta mère !”

En ces temps de liesse artificielle, où l’on glorifie la famille, les morveux et le père noël, dieu du fric et de la gabegie, en oubliant au passage toutes les bonnes résolutions que nous avions prises pour cette année qui se termine.
De toute façon, nous les reprendrons dans quelques jours, c’est promis ! Pour les promesses, quant à les tenir, nous ne valons pas mieux que les politiques que nous élisons, ou laissons élire, tels Ponce Pilate, en nous lavant les mains avec le sang de tous ceux qui sont morts, et meurent encore, pour la démocratie ; celle qui meurent sous nos applaudissements.

Alors passons aux remerciements, pour toutes ces belles choses qu’on appelle “progrès” et qu’ils nous ont laissées, après avoir bien pressé le citron, au point qu’il serait utopique de vouloir en planter les pépins stériles, en supposant qu’il en reste :

 

 

– pour le réchauffement climatique, si loin de nous

 

 

 

– pour les famines que nous avons créées par les colonisations, les anciennes, visibles et que nous nous faisons pardonner sans scrupule, tout en entretenant les nouvelles, hypocrites, qui consistent à entretenir des dettes dans des pays où nous avons tout volé

 

– pour les armes, que nous allons offrir à nos enfants, en les gardant bien de tout ce qui est amour, devenu tabou, au nom de Dieu.

 

– pour le nutella et les kinder surprises, à l’huile de palme, pour laquelle on brûle la forêt, et tout ce qu’il y a dedans, et dont on oublie de dire que la vraie surprise viendra plus tard

 

 

– pour les guerres, propres ou sales, dont on se fout puisqu’elles sont loin, et qu’elles nous permettent de toujours mieux polluer, en nous assurant l’approvisionnement en énergie que nous volons dans des pays, aux dirigeants, complices.

– pour le capitalisme, le socialisme, le communisme, entre autres représentations d’un “pourmapomisme” egocentré.

 

 

– pour le chômage, entretenu comme diviseur, par une course aux diplômes inutiles et des éducations qui n’éduquent plus.

 

 

Et surtout, remercions les pour entretenir les tabous sur tout ce qui est amour ; car c’est honteux !

Honteux de dire qu’on aime, honteux de mélanger son corps, honteux de montrer ce qui est l’image même de ce que nous sommes.

Ces tabous qui conduisent à monnayer l’amour, à le violer, et pire que tout, à le cacher.

Alors, merci !

De toute façon ça ne coûte rien puisque c’est la mode du moment ; mode très vite oubliée car nous n’aurons que jusqu’à fin janvier pour la suivre, ensuite ça sera déplacé.
Et en plus ça sera le moment des soldes.

Jusqu’à l’année prochaine, si la planète est encore là.

Joyeux Noêl !

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