Ne sommes nous pas partie d’un Tout ?

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Si de mon corps la cuirasse est de peau,
Pourtant c’est sûr, de force elle fait défaut

Comme je la voudrais forte et plus étanche
Rien n’y fait parfois mes yeux s‘épanchent

Découvrant du monde la fragile beauté
Qu’ils ressentent autour de moi la bonté

S’envole mon âme songeuse et sensible,
Vers des lieux où plus rien n’est pénible

Flot d’émotions qu’en toute circonstance,
Cœur n’y suffit plus et entre tous balance
E.Iankovsky (2001)

—-
Certes je ne suis pas prêt d’entrer sous la coupole et encore moins dans les écoles, mais,
à la lecture de beaucoup de choses sur « FesseBouc », me vient une pensée :

Ne sommes nous pas partie d’un Tout ?
Une vision trop exclusive ne nous condamne-t’elle pas à ne voir que notre nombril ?
Je l’ai déjà dit mais j’adore cette phrase de Serge Gainsbourg :
« L’homme a créé Dieu à son image. L’inverse reste encore à démontrer ! »
Arrogance d’un homme bâclé en une journée de fin de semaine, par un fonctionnaire, les yeux rivés à la pendule, pour ne pas rater le début de cette fin de semaine vainement remplie de la vacuité de la navrante lucarne, et à prémâcher la vanité de la semaine qui suivra.
Tic tac tic tac.
Balancier, ou couperet, du temps qui passe… déjà passé.

Tout est question de point de vue :
le bien n’est toujours QUE moins mal et inversement.
Le bon n’est toujours QUE moins mauvais et inversement
le blanc le noir etc…
Ainsi le moche d’aujourd’hui pourrait bien être le beau de demain…
et inversement !
L’histoire le prouve depuis toujours : les génies d’aujourd’hui n’ont-ils pas souvent été les imbéciles d’hier ? Et inversement.

Les plus grands ont toujours été contraints de se « prostituer » en quelque sorte pour pourvoir exercer leur art ; le mécénat est-il autre chose ? Même quand il est de bonne foi.
La bonne foi d’un artiste ne peut systématiquement être mise en doute, au seul prétexte que nous n’aimons pas, ou pire au prétexte qu’il vit de son art !

« Il faut mépriser l’argent, surtout la petite monnaie » (François Cavanna)

« L’âme parle à l’âme et se comprend ».
Son expression et sa compréhension étant le plus souvent indéchiffrable, car de l’ordre du ressenti ou de l’intuition, il est donc indécent de tenter de décrypter une chose qui n’a pas toujours été comprise par son auteur lui même.

Tout au plus pouvons nous exprimer avec sincérité ce que nous même ressentons à la vue d’une oeuvre d’art.
Tout le reste n’est qu’arrogance !
« il faut être économe de son mépris, car il y a beaucoup de nécessiteux » (Chateaubriand)

Mais si l’âme ne parle pas à l’âme, détournons le regard,car l’une ou l’autre se fout de l’autre !
Et il serait vain d’y attacher une quelconque importance.

 

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