Prendre les consequences pour des causes ?

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Ne dites pas : la vie est un joyeux festin ;
Ou c’est d’un esprit sot ou c’est d’une âme basse.
Surtout ne dites point : elle est malheur sans fin ;
C’est d’un mauvais courage et qui trop tôt se lasse.

Riez comme au printemps s’agitent les rameaux,
Pleurez comme la bise ou le flot sur la grève,
Goûtez tous les plaisirs et souffrez tous les maux ;
Et dites : c’est beaucoup et c’est l’ombre d’un rêve.
(Jean Moréas)

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Pourquoi prendre les conséquences pour des causes ?

El il est certain que le battement d’aile du papillon est antérieur, et de très loin, à l’effet qu’il produit.
Il est tellement facile de se contenter des apparences et, du coup, utiliser le moins fiable de nos sens : la vue.
Insidieusement, depuis des décennies, « ON » a voulu nous faire croire que nous avions des droits ; certes ! mais si nous avons un droit cela revient à dire que quelqu’un en face a un devoir.
Or il est certain que la deuxième partie a été….oubliée.
Nous savons mais nous sommes complices car cela nous permet d’excuser notre incapacité à voir la réalité ; qui ne peut-être que mauvaise, idéale ou exaltée.
Illusion ? Déni certainement !
Ce manque de curiosité nous conduit à croire tout et n’importe quoi, pourvu que cela convienne à notre idée de ce que nous pourrions vouloir.

A confondre les idées et ceux qui prétendent les représenter.

Ainsi notre démocratie, durement gagnée, se délite petit à petit dans l’océan des démagogies; plus besoin de lire les programmes : puisque il l’ont promis c’est qu’ils vont le faire !
« Celui qui ignore l’Histoire est condamné à la reproduire ».
H. G. Wells, avec « sa machine » nous montre que la facilité apparente a toujours un coût, celui du bétail.
Ne sommes-nous pas aujourd’hui en « 1984 » (G. Orwel) ?
Créant des conflits artificiels ? Mais si possible chez le voisin.
Il est triste de constater que l’homme, régulièrement, a besoin de faire le ménage en grand ; guerres, révolutions etc.
Simplement parce que son incapacité au « vrai combat » le condamne comme Sisyphe.

Sauf qu’il ne roule plus les pierres, il les entasse : cathédrales, tours, château. Tous de plus en plus haut comme à Babel.
Il ne construit plus le sens et ne le cherche même plus d’ailleurs.
On fait, sans savoir pourquoi !
Les aberrations s’enchaînent : ne sommes-nous pas devenus, au prétexte de trouver une identité, des panneaux publicitaires pour pseudos créateurs de mode, qui nous transforment en moutons.
Alors ne trouvant pas cette identité, notre individualisme, nous conduit vers les belles idées de tolérance, d’égalité etc.
Or la tolérance n’est qu’une mode imposée par le regard que l’autre aurait sur nous (mais considérant que l’autre fait vraisemblablement la même chose, quel regard pourrait-il avoir ?) que l’on affiche car nous sommes incapables de transiger, de négocier avec cette réalité que nous ne voyons plus.
Quant à l’égalité, les hommes, n’étant pas égaux, elle ne peux QUE tirer l’humanité vers le bas. Le communisme a essayé, engendrant des flots de pauvres, d’ivrognes, de mafieux et de frustrés.
Le capitalisme est différent, il est plus brillant (miroir aux alouettes), il engendre les mêmes flots de pauvres, d’ivrognes, de mafieux et de frustrés.

NE VOUS Y TROMPEZ PAS ! NOUS SOMMES TOUS LES RESPONSABLES !

Un système sociétal n’existe que par les individus que le composent et le font vivre… ou survivre.
« Le capitalisme c’est l’exploitation de l’homme par l’homme ! Le communisme c’est le contraire ! » (Coluche)

Le vrai combat est celui que nous devons mener contre nous-mêmes !
Soyons bons pour nous mêmes, Apprécions la beauté de la bonté de l’autre.
Et profitons de cette joie, peut-être, retrouvée.

 

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