Feu à volonte ! Mais soyez justes !

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De puis quelques temps, j’entends parler de l’injustice (constatée à juste titre) concernant ceux qui fouillent dans les bennes des grandes surfaces.

Il y a énormément de raisons de faire feu sur ces grandes surfaces :

– Appauvrissement de notre agriculture
– Baisse de la qualité
et vous pouvez compléter la liste à volonté…

Cependant :

Les « bennes » ne sont pas des poubelles, au même titre que nos poubelles « lorsqu’elles sont sur le trottoir » et uniquement lorsqu’elles sont sur le domaine public ; car tant qu’elles sont chez nous, elles sont toujours notre propriété privée !

Donc tirez à juste titre !

Les bennes des supermarchés sont toujours dans le domaine privé ; et oui un supermarché est une propriété privée, y compris le parking (cf. code de la route).

De fait, juridiquement la grande surface est RESPONSABLE PENALEMENT de tout ce qui s’y passe.

L’hyper « normatisation » française, engendrée par nos « privilégiés du service public » fait que la benne n’étant pas une poubelle, la grande surface sera responsable en cas :

– d’intoxication alimentaire (il y a déjà eu des jugements dans ce sens)
– d’accident lors de l’accès à la benne

Elles sont donc contraintes de se protéger en interdisant cet accès.

Et pire encore, comme elles doivent veiller aux DLC, il s’en suit un gaspillage épouvantable.

Il s’agit du même problème qu’avec les patrons de bar ou de discothèque, que l’on rend responsables, d’accidents dus à l’alcool, au simple fait que l’accidenté sortait de l’établissement ; or si vous prenez le tram un vendredi ou un samedi soir, vous avez pu constater, comme moi, que la plupart arrive dans ces établissements déjà alcoolisée (notez au passage que le consommation d’alcool sur la voie publique est interdite).

Ou comme nos médicaments soumis à une réglementation (lobbyiste ?) qui fait que nous ne pouvons pas les utiliser, passé une certaine date, ou lorsqu’on découvre qu’ils sont potentiellement dangereux, mais que nous pouvons, avec toute notre bonne conscience, envoyer « gracieusement » dans certains pays soi-disant sous-développés, où, depuis, on voit naître de plus en plus d’enfants difformes… auxquels on finira sans aucun doute, par vendre le médicament qui les redressera (suis-je mauvaise langue).

A force de désinformation, et vraisemblablement à cause de notre paresse à rechercher l’information vraie, qui nous rend donc complices.

Et comme je l’ai déjà évoqué dans un précédent article, H. G. Wells avec « sa machine » nous dit, à condition de bien vouloir l’entendre, que cette infantilisation béate a un coût :

Celui du bétail !

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